SA VIE



Quentin Tarantino est né le 27 Mars 1963 à Knoxville dans le Tenessee. Il grandit dans une banlieu de Los Angeles. Dès son plus jeune âge, sa mère l’emmène régulièrement au cinéma. A partir de ce moment, il se passionne totalement pour le 7éme Art. Lorsqu’il n’est pas devant un écran de télévision, il est dans une salle visionnant parfois quatre films de suite… Il va devenir une encyclopédie vivante du cinéma notant tout sur les films qu’il voit et établissant des fiches sur le r éalisateur et les acteurs.

A l’âge de 16 ans, il fréquente un cours d’art dramatique où il rejoue les scènes de ses films préférés. C’est de là que sa vocation née : il sera acteur (son idole : John Travolta). Il suit des cours de comédie tout en travaillant comme ouvreur dans un cinéma de quartier, le Pussycat theater (spécialisé dans le film pornographique !).

En 1981, il découvre un appareil qui va bouleverser sa vie : le magnétoscope !

Il peut désormais augmenter à souhait sa « dose » de films. Peu lui importe qu’ils soient bons ou mauvais, n’importe quel film peut lui apprendre quelque chose.C’est dans le vidéoclub VIDEO ARCHIVE qu’il trouve une réponse à ses besoins : des films de tout pays et de tout genre. Puis, du statut client de ce vidéo-club, il devient un habitué puis employé à l’âge de 22 ans. C’est là qu’il rencontre Roger Avary (le futur réalisateur de Killing Zoe) avec qui il a des discussions endiablées sur les films de John Woo, Mario Bava, Sergio Léone et Jean-Pierre Melville. Ils commencent à écrire des scénarios ensemble.

En 1986, Il réalise un petit film amateur, inachevé : « My best Friend’s birthday ».

En 1990, il arrive à vendre le script de « True Romance » et « Natural Born Killer ». Cependant, il est déçu de ne pas avoir pu réaliser ses scénarios ; alors, avec l’argent gagné, il décide de financer et de réaliser lui-même « Reservoir Dogs », son troisième scénario. Il rencontre Lawrence Bender (avec qui il créé la société Band A part) qui connaît indirectement l’acteur Harvey Keitel. Ce dernier tombé amoureux du scénario, décide de l’aider à le financer et d’y jouer gratuitement. Il use de son influence pour enrôler des acteurs comme Chris Penn (frère de Sean Penn et vu dans « Comme un chien enragé », « Short cuts »), Michael Madsen (vu dans « Thelma et Louise ») ou encore Steve Buscemi (vu dans les films des frères Coen)…

« Reservoir Dogs » contre toute attente est présenté hors compétition au festival de Cannes, le film fait vivement réagir le public et les critiques qui le trouvent trop complaisant vis à vis de la violence. Mais « Reservoir Dogs » est un petit bijoux, à la fois drôle et intelligent, et de ce fait, il a atteint rapidement le statut de film culte et son réalisateur, celui de star : tee-shirt, affiche à l’effigie de chaque personnage.

C’est ainsi que le « style Tarantino » est né : les gangsters en costard cravate, les références à la culture pop, des dialogues percutants, des musiques décalées, un scénario en forme de puzzle, un cocktail de violence et d’humour… Toutes ces marques de fabriques « Tarantisques » sont déjà présente dans ce premier film. Ainsi, Tarantino commence à se faire un nom et voyage à travers le monde pour promouvoir son film dans différents festivals tout en écrivant sa prochaine oeuvre…

le 25 Mai 1994, soit deux ans plus tard, « Pulp Fiction », son deuxième film obtient La Palme d’Or au festival de Cannes. Lorsqu’il reçoit son prix, il se fait huer par une partie du public qui ne voit dans ce film que de la violence gratuite. « Pulp Fiction » réunit pourtant les acteurs les plus en vogue d’Hollywood : Bruce Willis, Uma Thurman, Christopher Walken, Samuel L.Jackson, John Travolta. Nous retrouvons le style Tarantino à son paroxysme : les deux tueurs en costard cravate, la culture pop (le Jack Rabbit Slim’s, les fast-foods, les tueurs parlant de séries télévisées), les dialogues flamboyants, et bien sûr la violence absurde (un tueur tire malencontreusement dans la tête d’un adolescent). C’est aussi l’occasion d’un come-back pour John Travolta.

Tarantino est devenu en l’espace de deux films une star et il invente à lui tout seul un genre qui influencera toute la production cinématographique à venir et même les publicités.

Un peu fatigué par cette popularité, il tâche de se faire oublier ce qui ne l’empêche pas de co-réaliser Four rooms, une anthologie de nouvelles, de produire Sang Froid (Reb Braddock, 1997), de distribuer Chungking express (Wong kar Waï), ou de faire l’acteur dans Girl 6, Sleep with me ou encore Radio turn to destiny…

En 1997, c’est son grand retour sur les écrans français. Il adapte un roman de Elmore Leonard, Rhum Punch, , le film s’appelle « Jackie Brown ». Attendu depuis longtemps au tournant, Q. Tarantino déboussole ses fans en nous narrant une histoire d’amour entre deux personnes de quarante ans (une noire et un blanc) sur fond d’escroquerie. Peu de violence , moins de provocation mais toujours l’art de conter, les dialogues incisifs et un hommage aux Blaxploitation et à son égérie, Pam Grier. Jackie Brown fait l’unanimité auprès du public et de la critique.

« Jackie Brown » passé, il a fallu attendre 6 longues années pour voir le 4ème film de Tarantino : heureuse surprise celui-ci se découpe en deux volumes distincts : Kill Kill Bill Vol. 1 & Vol. 2, qui sont sortis avec 6 mois d’intervalles, de quoi nous faire trépinier un peu plus d’attente ! Mais qu’importe le génie de Tarantino est une fois de plus bel et bien présent et on trouvent des référence dans ces deux volumes à d’autres chefs d’oeubres qui ne passent pas inaperçu et nous rappelent que Tarantino est avant tout un amoureux du cinéma.

Signalons, Tout de même que « Kill Bill Vol. 2 » à été présenté en sélection officielle, hors compétition au festival de Cannes 2004. Festival qui cette année à été présidé par Quentin TARANTINO en personne. Il s’agit là pour lui d’une véritable consécration, amplement mérité pour ce fou de cinéma à qui il à tant apporté en si peu de films ! Le réalistateur à dailleurs déclaré lors de l’ouverture de la croisette : « Vive le Cinéma !»
Que rajoutez à cela ?!