
LA VENGANCE DE LA MARIEE CONTINUE POUR NOTRE PLUS GRAND PLAISIR !
Mais ou en étions restez déjà au première épisode
? ! Pas de panique, dés les première images de ce deuxième
volet, la mariée (dont le véritable nom nous est toujours
inconnue !) nous rémémore son parcours et rappele l’objectif
principal de sa quête : kill bill ! et plutôt deux fois
qu’une si on en croit ses exploit dans le volume 1 !
Ainsi, on retrouve notre marié jaune favorite la ou on l’avait
laissée, qui s’acharne, après avoir tué deux
de ces ravisseurs, à achevé sa vengance au prix de plusieurs
rebondissements…
EN PLEIN DANS L’BILL
On en avait des craintes, quant au deuxième volet de KILL BILL ! Pas vraiment fondées, puisque les deux volumes forment un seul et même film, mais quand même. Brillant et jubilatoire, le premier épisode n’allait-il pas étouffer le second ? Pas du tout. Quentin Tarantino frappe encore un grand coup, aussi puissant et précis qu’une bonne raclée de la Mariée. Le cinéaste cinéphile en a gardé sous la pédale et boucle le tout de façon magistrale. Moins survolté que le premier opus, KILL BILL VOLUME 2 reste tout aussi culotté et réussi. Tarantino joue comme un gamin virtuose. Avec son écriture flamboyante et son sens inné du dialogue (ce ne sont plus ici les sabres qui tranchent, mais les répliques). Mais aussi avec sa mise en scène. Le réalisateur continue à lorgner sur d’autres genres cinématographiques, mais reste ultra créatif. Comme dans l’inoubliable première scène, façon IL ETAIT UNE FOIS DANS L’OUEST, astucieuse et crispante à souhait.
LE DEUXIEME SOUFFLE
Des surprises, il y en a beaucoup dans ce VOLUME 2, Tarantino nous ayant habilement laissés sur notre faim. Les passages mystères et les personages « cachés » du VOLUME 1 prennent ici toute leur dimension. C’est un vrai bonheur de voir les pièces du puzzle s’assembler en un feu d’artifices d’idées géniales. Certes, les scènes de pur divertissement sont plus rares (il faut dire que le volume 1 se terminé par une scène d’action mémorable durant prés d’une demi-heure !), l’action est ici entrecoupé par des instants dramatiquement importants et celle ci resoort d’autant qu’elle se fait plus rare ! Inoubliable, par exemple, l’épisode de la formation de la Mariée chez le sadique maître chinois. Ou encore le combat entre cette dernière et Elle Driver, sa rivale à l’œil bandé, qui n’a rien à envier au spectaculaire duel d’ouverture de KILL BILL 1. Devant la caméra, les acteurs sortent le grand jeu : David Carradine (EN ROUTE POUR LA GLOIRE), imprévisible et effrayant, Michael Madsen ( RESERVOIR DOGS), irrésistible en alcoolo bedonnant et lymphatique ou Daryl Hannah (SPLASH), jalouse haineuse, joyeusement perverse. Et bien sûr, Uma Thurman, qui endure les pires souffrances avec toujours autant de charme. On attend plus qu’une chose : pouvoir apprécier KILL BILL dans sa globalité. Car cette saga « tarantinesque » de plus de quatre heures est, à coup sûr, un monument du cinéma.
Cannes 2004 : Sélection officielle, hors compétition. La star asiatique Gordon Liu (LA 36e CHAMBRE DE SHAOLIN), qui joue le maître Pei Mei dans VOLUME 2, interprétait Johnny Mo dans le premier volet. Au départ Tarantino voulait camper lui-même le rôle de Pei Mei, avant de renoncer devant l’ampleur de son travail. Quant à Michael Parks, ici dans la peau de Esteban Vihaio, le propriétaire du bordel, il incarnait le shérif dans KILL BILL VOLUME 1. Samuel L. Jackson, fidèle de Tarantino, fait une apparition dans VOLUME 2, en organiste de la chapelle.
Réalisation Quentin Tarantino
Scénario Quentin Tarantino
Directeur de la photographie Robert Richardson
Musique The RZA, Robert Rodriguez
Production A Band Apart / Miramax Films
Distribution TFM
La Mariée Uma Thurman
Bill David Carradine
Budd Michael Madsen
Elle Driver Darryl Hannah
Pei Mei Gordon Liu
Esteban Vihaio Michael Parks
Le Pasteur Bo Svenson
L’organiste Samuel L Jackson






